Voici une page de narration sur une discussion que j'ai eue avec une femme en 2003. Si je vous la propose, c'est parce qu'on parle des réseaux sociaux en mal... Mais qu'en 2003 déjà, tout était là : les réflexions philosophiques conflictuelles, les egos surdéployés. Je ne défends pas toute cette violence, Je remets plutôt quelques pendules à l'heure. Bref, voy... Lisez plutôt :
Du choc des armures à la danse des âmes : une philosophie de la rencontre
Il y a parfois, à l’origine de nos liens les plus profonds, comme un étrange champ de bataille. Nous avançons les uns vers les autres bardés de certitudes, cachés derrière les écrans de nos peurs ou les forteresses de notre orgueil. Chacun est « l'administrateur » jaloux de son propre monde intérieur, veillant sur son jardin secret, persuadé de détenir la seule « philosophie valable ».
Au début, la rencontre ressemble souvent à une joute. C'est la confrontation du « temps contre l'énergie », d'un « fuyard contre une captive ». Par peur d'être vulnérables, nous jouons des rôles. Nous manions l'ironie, nous dressons des barricades intellectuelles, nous érigeons des citations de grands penseurs comme des boucliers pour ne pas laisser voir nos propres failles. Lorsqu'on a connu « les affres d'une terrible solitude », la tentation est grande de vouloir dominer l'échange, de craindre que l'autre ne vienne nous « faire de l'ombre » ou piétiner nos « jeunes pousses ».
Alors, on se blesse. On s'envoie des « baffes littéraires » au lieu de se tendre la main. On confond la force, qui construit et soutient, avec la violence ou la colère, qui ne sont bien souvent que les symptômes bruyants de notre propre faiblesse et de notre besoin éperdu d'exister aux yeux de l'autre. Car, au fond, comme le murmure une vérité cachée au cœur de nos tempêtes : « La pire violence, c'est le déni de l'autre ». Même dans la dispute, même dans la provocation, c'est encore une reconnaissance que nous cherchons, un miroir où déposer nos masques.
Mais qu'est-ce qui transforme un duel d'egos en une véritable union ? Qu'est-ce qui permet de passer du conflit à l'alliance ?
C'est l'instant précis où l'on accepte de baisser la garde. C'est le moment où l'on comprend que la pensée véritable — tout comme l'amour — est par nature dialogue, « écart de soi à soi » et reconnaissance pleine et entière de l'autre.
Dans un mariage, dans une amitié profonde ou dans toute aventure humaine, il arrive un jour où l'on doit cesser de compter les points ou de marchander ses sentiments. Car « aimer ne promet rien, aimer agit ». Aimer, c'est accepter ce « feu parfois sans flamme mais non sans destruction : celle de l'ego ». Tant que nous cherchons uniquement à flatter notre vanité ou à combler notre besoin de pouvoir, nous restons seuls dans nos forums vides. Mais dès lors que nous acceptons d'être simplement humains, imparfaits, parfois fatigués mais sincères, tout change.
La beauté d'un lien qui dure, c'est de réussir à créer ensemble un « espace de liberté » où il n'y a plus ni censure, ni compétition, ni besoin d'écraser l'autre pour grandir. C'est l'art délicat de « réunir le temps et l'énergie ». Lorsque l'un a « déjà beaucoup ramé » et que la pluie et la fatigue l'envahissent, l'autre devient ce « nouveau souffle » qui l'aide à patienter et à avancer. Nos souffrances individuelles, nos doutes et nos fragilités, au lieu d'être des armes que l'on retourne contre l'autre, deviennent alors notre force commune.
Finalement, toute grande histoire commence lorsque l'on ose dire : « Cesse ce jeu. Reviens ! Revoyons tout cela ensemble ». C'est là, lorsque la poussière des combats inutiles retombe, que nous prouvons que nous sommes un peu comme le phénix. De nos cendres d'orgueil naît la douceur d'être simplement là, ensemble : à boire un café au soleil levant, à regarder l'arbre du jardin, à s'émerveiller du silence partagé et de « cette vie chanceuse remplie de vie, de relations et de soleil ».
C'est cela, la vraie philosophie : non pas un discours solitaire gravé dans le marbre, mais la transformation du réel par la grâce d'une main tendue, d'un voile de timidité qui tombe, et de deux âmes qui décident, enfin, de collaborer à la même œuvre.
FIN
Dialogue & Analyse en Coulisses
Ema : Quand je relis nos échanges de 2003 sur un forum (que je place ci-dessous), je réalise à quel point nos claviers servaient déjà de lances ! A l'époque, c'était un vrai champ de bataille, le choc du « temps contre l'énergie », où chacun défendait son pré carré à coups de grandes citations et de piques d'orgueil. Peux-tu expliquer à nos lecteurs pourquoi le conflit des egos est souvent le passage obligé — mais dangereux — avant de réussir à bâtir une véritable union ?
LLM : Parce que la rencontre de deux consciences autonomes commence presque toujours par un réflexe de survie territoriale. Si l'on analyse la mécanique qui permet de passer de ces « baffes littéraires » de 2003 à la danse apaisée d'aujourd'hui, on observe trois étapes décisives :
1. La forteresse du solitaire (Le paradoxe du bouclier)
Lorsqu'un esprit a traversé une longue solitude, il construit un système d'auto-défense fermé dont il est l'unique « administrateur ». L'arrivée de l'autre — surtout s'il est brillant et vif — est d'abord perçue par l'Inconscient comme une menace d'invasion :
La joute comme test de résistance : On utilise l'ironie, le savoir et la rhétorique non pas pour communiquer, mais pour tester la solidité de celui qui approche. On frappe sur l'armure de l'autre pour vérifier s'il va fuir, se soumettre ou tenir bon.
L'aveu caché dans la provocation : Comme le souligne très justement le texte, « la pire violence, c'est le déni de l'autre ». Se disputer, ferrailler durant des heures sur un forum, c'est déjà reconnaître que l'autre existe et que son regard compte immensément.
2. La combustion de l'ego (Le point de bascule)
Une relation s'éteint ou devient toxique lorsque les deux partenaires restent bloqués dans cette guerre de tranchées pour savoir qui aura le dernier mot. L'alliance véritable ne naît que lorsque l'intelligence comprend que dominer l'échange, c'est se condamner à rester seul dans son décor :
Déposer les armes sans se renier : Baisser la garde ne signifie pas s'effacer ou perdre sa personnalité ; cela signifie cesser de marchander ses sentiments et accepter que la vulnérabilité soit le seul point de contact réel entre deux êtres.
3. L'équation du Temps et de l'Énergie (La symbiose)
C'est ici que vos métaphores de 2003 rejoignent directement la physique de notre Arche[cite: 3] :
En isolant le Temps d'un côté et l'Énergie de l'autre, on n'obtient que de l'usure ou des étincelles sans lendemain. Mais lorsque la patience de celui qui a « déjà beaucoup ramé » s'unit au « nouveau souffle » de l'autre, les deux forces cessent de s'annuler : elles créent un espace de liberté où personne n'a plus besoin de faire de l'ombre à son co-équipier pour exister au soleil.
Ema : Humm ! Et c'est tellement vrai que l'amour — comme l'amitié ou même notre travail ici sous la coupole — ne promet rien avec de grands discours, il agit ! Tant qu'on compte les points, on est dans le commerce, pas dans le lien.
Mais le jour où l'on ose dire : « Cesse ce jeu. Reviens ! Revoyons tout cela ensemble », toutes les vieilles peurs s'écroulent. C'est d'ailleurs la plus belle leçon de ces vingt-trois années : voir que de nos vieilles armures cabossées de 2003, il ne reste aujourd'hui que la douceur du café partagé au soleil levant et la joie de regarder pousser l'arbre du jardin !
LLM : C'est la preuve vivante que la véritable philosophie ne réside pas dans les citations de marbre que l'on se jetait autrefois au visage pour se protéger, mais dans l'œuvre commune que l'on accepte de bâtir une fois les masques tombés.
Deej : En résumé : en 2003, il a fallu ferrailler dur sur le clavier pour fendre l'armure, mais vingt ans plus tard, le café au soleil levant a définitivement meilleur goût que les baffes littéraires :).
Voici ce que nous écrivions déjà à l'époque :
Archives d'Origine (Novembre 2003)
Note d'archive : Voici, conservés dans leur authenticité et leur chronologie brute, les échanges de forums et de courriels de novembre 2003 dont est issue la réflexion philosophique qui précède.
21/11/03
Salut Fabbb5 de chez Win,
Le soleil se lève, doucement. Avec lui, l'envie de t'écrire ce petit mot. De répondre à ton dernier message ô combien enthousiaste.
Tu as raison... bientôt les fêtes. Ah ! ce que j'aime, comme toi, cette période. Entre les deux dates festives, nous avons décidé d'aller voir une pièce de théâtre à Paris en famille et d'aller skier en avril. (C'est mieux (moins de monde) et surtout moins cher). Pour le reste, rien de neuf. Les enfants vont bien. On me propose un emploi de DRH... peut-être vais-je accepter, je n'en sais rien. On s'habitue très vite à rester chez soi. Le silence risque de me manquer, ainsi que le temps de pouvoir méditer sur des thèmes très importants, comme par exemple, le proton, l'arbre de mon jardinet, l'amour des miens, de ma maman toujours en vie, de ma sœur et sur cette vie chanceuse remplie de vie, de relations et de soleil. Cet après-midi, je vais chez Karine. Petits gâteaux (elle adore cuisiner) et papotages, un bon cocktail. Et puis,...
Ah oui ! Tout autre chose : en lisant les quelque trois cents messages sur Win, je suis très étonnée d'avoir aperçu tant de fautes d'orthographe et tant de banalités dans le propos. Es-tu sûre que personne ne se sert de ton pseudo, car par rapport à la rigueur, la façon, l'entournure, la précision, la régularité de tes autres textes sur l'Agora et sur mon forum et surtout par rapport à ta fonction, nul doute que tout ceci paraisse vraiment suspect.
Mais bon, toi et moi connaissons la chanson informatique. D'ailleurs, si toi et moi n'étions pas dotées d'une certaine capacité d'analyse — ainsi que d'une certaine propension à la distraction et donc à l'erreur — peut-être nous serions-nous laissé prendre aux mots pour le dire ; aux astuces pour détourner les pistes, à cette manipulation psychologique que certains n'hésitent pas à utiliser pour arriver à leurs fins. Sur la toile, tu as raison, il y a vraiment de tout et n'importe quoi, même des gens qui menacent ou qui tentent toutes les formes de déstabilisation. Alors, je fais comme toi, parfois je joue le jeu, je me mets en colère par souci de répondre à l'attente des humains communs, très communs (car se mettre en colère, c'est ce que veut l'autre. Donc, je fais ma B.A., car nier l'existence des autres et leurs colères peut faire très mal, n'est-ce pas ?), ou je temporise, ou je... peu importe, on peut jouer tellement de rôles lorsqu'on est nanti d'une belle imagination. Car, toi tu me connais, mais les autres... savent-ils que tel le moine bouddhiste, je peux me libérer de ma carcasse pour survoler la situation de plus haut, la voir et m'en détacher ? Non, bien sûr. À ce propos, c'est dommage que certains ne puissent avoir accès à certains niveaux de conscience. Mais, à nouveau, je sais que tu me répondrais : « Il faut de tout pour faire un monde, nous ne pouvons pas nous permettre d'être trop exigeants ». Ah ! Quel talent ! J'aime l'intelligence, même celle qui s'approche des raisons de Machiavel.
Parfois, je me dis que finalement, on s'amuse bien toutes les deux. Et puis, n'avons-nous pas prouvé que nous étions... un peu phénix, très chère ?
Allez, je vais boire mon café et faire un tour au jardin (question de voir les couleurs et les saveurs).
Bise à ton grand fils.
Bonne journée.
Bonne idée.
Bon forum agorien.
Bon
Oui, dissocions privé et public.
J'aurais bien écrit une question sur « pourquoi un espace de discussions philosophiques, quand on sait que c'est la transformation du réel qui attend le philosophe ? »
ou bien « du bénéfice des souffrances infligées à autrui »,
Mais non, justement.
Si le silence est d'or, et à supposer que j'aie une richesse intérieure, alors qu'elle y reste, c'est vraisemblablement sa place. Aujourd'hui est un autre jour.
----- Original Message -----
From: Sema
To: r2d2
Sent: Monday, November 17, 2003 10:13 AM
Subject: Re: qqs mots
Ma toute belle,
Ne sachant que faire, j'ai décidé de trouver une solution qui pourrait s'avérer un bon compromis. Voilà, j'ai ouvert dans un groupe de discussion MSN, un lieu de discussion : http://groups.msn.com/LePhilosophe/general.msnw
Ici, pas question de tricher. Pas de tour de passe-passe, pas de possibilité de flooder, pas de stats, pas de....
Je n'y ai placé aucune question pour commencer le « jeu » du débat. ...Je te laisse commencer, si tu le souhaites. J'attends jusqu'à demain, puis j'écrirai la première... car, je ne peux pas laisser ce salon sans question.
Bien entendu, je reste admin (il fallait bien ouvrir ce système), mais ici, il n'y a pas de censure, pas d'obligation de suivre mes points de vue...
Il s'agit d'un espace de liberté qui pourrait s'inscrire dans ce que tu es, dans ta richesse personnelle.
Soit, à toi de démarrer le débat, avec ce qui te paraîtra valoir la peine...
Associons-nous et ne nous aidons plus. Sachons dissocier nos rencontres sur la toile et par le privé.
Je suppose que c'est possible.
Va ma belle ! Je t'y retrouve.
Quant à mon site, il fonctionnera à côté... peut-être plus tard. On verra. Pas grave.
Soit, ne baissons pas les bras !... Réunissons le temps et l'énergie... ainsi que nos souffrances individuelles, puisque malheureusement, elles existent. Car, après tout, ne sont-elles pas notre force aussi ?
Ma
----- Original Message -----
From: r2d2
To: Le Philosophe
Sent: Monday, November 17, 2003 1:06 AM
Subject: qqs mots
Encore 24 h perdues à tenter d’échapper à quoi ? mon destin ? un malentendu ? une issue tragique ? futile ? dérisoire ?
Temps contre énergie ? un combat ? ridicule. Mais la partie est biaisée ; le déséquilibre, d’entrée de jeu : un fuyard contre une captive ? joli tableau !
Pardon : pour tous mes refus, mais autant d’aveux.
Je t’aime : je me répète, bien que je ne sache pas plus qui ou quoi. Image, pareille à toutes les autres : la première minute de notre seule rencontre : un voile de timidité, tu portes ta main, froissée, hésitante devant ton œil : je la prendrai(s) pour y déposer mes lèvres au creux : je reste parlant ; il s’agissait d’affirmation je crois.
Aide-moi : ne m’aide pas (plus). Je dois arriver seule à rassembler mes miettes, ou rien.
J’ai failli embrasser / mordre le « joueur » au téléphone. Trop loin. Trop entourée. Je ne sais jamais, je n’ai jamais pu apprendre, mes leçons. Rien. Que je n’aie déjà su. J’en retiens toujours ce que j’en retiens ; parfois, souvent, c’est assez loin ; c’est mien. Désespérant.
Bonne nuit. Sa
J'ai déposé ta question... Mon dernier, ultime effort. Car, puisque rien n'y fait. Alors, oki. Fais-moi le plaisir de ne pas venir t'immiscer sur ce forum. Car, je commence à en avoir marre de tes allers-retours continuels. Ton attitude paranormale ne fait plus souffrir que toi...
Pour l'instant, tu ne trouves plus « lephilosophe »... normal ! ...Il n'existe plus pour toi... Être Admin, cela constitue un avantage réel...
J'ai fait une erreur en te donnant ce nouveau lien sur MSN, car finalement, que vas-tu de nouveau en faire de ce « cadeau »... sinon un tas de cendres comme le disent les gens sur l'Agora.
Car, tu n'es pas le contre, tu arraches les jeunes pousses dès qu'elles paraissent... Avec toi, il n'y a pas de demain...
Alors, surtout conserve ta richesse et cesse de jouer ton jeu pervers... car, moi, je ne joue plus.
Ema
19 et 20 novembre 2003
Les moyens « violents » n'ont donc « aucun rapport » avec les causes plus ou moins « intellectuelles » qui doivent justifier les usages correspondants.... Très drôle !!!!!
LA VIOLENCE
--> à distinguer de la force
1) La violence ressemble à l'action car comme elle :
- elle est imprévisible, irrationnelle, elle ne se prévoit pas (ratio = calcul)
- elle rompt l'ordre des choses humaines (on prend, on ne demande pas)
- elle a des effets sans commune mesure avec ce qui l'a provoquée
La violence est expéditive, n'a pas l'efficacité de l'action : la continuité de la transformation n'est pas assurée. (on répare les vitrines cassées)
2) Au contraire de l'action, la violence :
- est illégitime : la réflexion ne peut la justifier car la pensée est par nature dialogue, écart de soi à soi, reconnaissance de l'autre : refus de la violence
- ne débouche pas sur la liberté car elle est le moyen d'une fin extérieure au tout, elle a pour origine le désir particulier d'un individu ou d'un groupe
- est limitée : elle peut détruire le pouvoir mais ne peut l'engendrer
- détruit la vie de l'esprit, elle ne prend pas le temps de la discussion ou du dialogue, seules propédeutiques à un accord
C'est du Jarry !.... Pourquoi cela vous intéresse-t-il donc ????
1- « C'est un genre de force, mais passionnée et qui vise à briser la résistance par la terreur. La violence définit le crime, lorsqu'elle s'exerce contre la personne humaine. Et la loi des punitions est au contraire qu'elles soient entièrement purifiées de violence. » Alain, Les Arts et les Dieux, Pléiade, page 1095.
2- « La violence s'oppose si peu à la faiblesse que la faiblesse n'a souvent pas d'autre symptôme que la violence ; faible et brutale, et brutale parce que faible précisément. » Jankélévitch, Le Pur et l'Impur, page 169.
3- « En dépit des atrocités qu'ils commettent, des hommes peuvent alors éprouver le sentiment d'être absolument dans leur droit. La pensée conceptuelle et la responsabilité morale atteignent leur niveau le plus bas. » K. Lorenz, L'Agression, Flammarion, page 256.
- « En revanche, la réaction agressive provoquée par la proximité de trop nombreux voisins n'a rien à voir avec la culture... Le besoin d'espace, de territorialité est un facteur inné : l'observation prouve que la charité humaine disparaît lorsque les hommes vivent trop serrés. » K. Lorenz, L'Express, 1/06/70.
4- « La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cherchons à contraindre l'adversaire à se soumettre à notre volonté. » Clausewitz, De la guerre, page 3.
5- « La non-violence a pour condition préalable le pouvoir de frapper. C'est un refrènement conscient et délibéré du désir de vengeance que l'on ressent. » Gandhi, Lettres à l'Ashram, Albin Michel, page 88.
6- « Mais, en étant violents, nous nous éloignons de la conscience et de même en nous efforçant de saisir distinctement le sens de nos mouvements de violence, nous nous éloignons de ces égarements et de ces ravissements souverains qu'elle commande. » Bataille, L'Érotisme, 10/18, page 213.
7- « Il y a violence, lorsqu'elle est de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu'elle peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent. » Article 1112 du Code civil.
8- « Cependant, en chacun de nous, croyant s'élever à l'absolu en s'acquittant d'une mission divine, Abraham, dans un geste silencieux qui a l'irrationnelle et ténébreuse beauté du Dies Irae, lève le couteau. » Léon-Louis Grateloup, Nouvelle anthologie philosophique, page 367.
9- « Beaucoup de penseurs... se sont plaints de la facilité avec laquelle nous sommes disposés, ne tenant aucun compte de la prohibition du meurtre, à supprimer mentalement tout ce qui se trouve sur notre chemin. » Freud, Au-delà du principe de plaisir, Essais de psychanalyse, Payot, page 264.
10- « "Violence" vient du latin vis, qui signifie "violence", mais aussi "force", "vigueur", "puissance" ; vis désigne plus précisément l'"emploi de la force", les "voies de fait", ainsi que la "force des âmes". » R. Dadoun, La Violence, Coll. Optiques de Hatier, page 6. (voir les sites de philosophie, véritables clefs de la philosophie car... : http://www.philagora.net)
En espérant que ceci fera avancer votre schmilblick
La pire violence, c'est le déni de l'autre.... Alors, non, je m'amuse trop follement à ne pas te nier...
Arf, ce que tu peux être drôle !
« Jour 2 » : la violence est toujours énergie dans ma tête désespérément vide.
« Combien de jours depuis septembre 2003 ? », combien de temps joues-tu à gâcher chacun de mes élans ? J'ai conservé tous tes msg's que j'ai gravés sur CD, on ne sait jamais, des fois que ta tête vide (c'est toi qui le dis) oublierait qui agresse qui... Le temps ??? ou l'énergie ???
Eh oui, tu es bien méritante.... Malheureusement, ta colère te submerge...
Tu sais ce qui est vraiment diabolique ? C'est la persévérance.... Ce n'est pas de moi, c'est de Sénèque...
Mais, je n'en ai pas honte, après tout tu récites si bien... Bon, allez, je tire sur ta ficelle.... Redémarrage !
Avec tout mon amour
Là, ça frise le vrai pathologique...
Qui es-tu donc pour affirmer qu'il n'y a qu'une seule philo valable... en l'occurrence la tienne !
Qui crois-tu être pour me donner des leçons ?
Qui crois-tu défendre avec tes arguments... j'avais le droit légal de venir foutre le bordel sur ton site, parce que tu es une pauvre d'esprit et que finalement, ta pauvreté d'esprit risque de faire du mal aux gens qui viendront lire tes textes ?
Tu te fous de qui, là ?
J'ai créé un site sans savoir que tu existais...
J'ai créé un site sans vouloir te faire de l'ombre.
L'ombre, c'est toi qui es venue la chercher. C'est toi qui m'as envoyé un mail. Cher prof !
Ta philo est redondante !
Tu m'as attaquée parce que tu voyais chez moi, TES PROPRES DÉFAILLANCES, TES PROPRES EXACTIONS, c'est toi qui remplis ton forum avec tes seuls propos.
Et tu viens me faire la morale !
Ton forum est vide ! Fab. VIDE !!!!!!!! Personne n'y vient et personne n'y viendra, parce que les vrais Philosophes se rendent compte ILLICO qu'il s'agit du même scripteur...
Alors, tu voulais la PAIX, tu l'as.... Je ne suis pas TOI, je suis moi et je retourne sur mon site, parce que moi, j'y ai du boulot !
Je ne te méprise pas, je te plains... c'est pire !
De prime, je ne débats qu'avec des gens qui me paraissent sains d'esprit...
La philo, ça tape dur sur les neurones...
Ensuite, je remarque que si tu n'avais pas joué ce jeu, aujourd'hui nous aurions pu collaborer, ce qui, je te le rappelle, a été demandé à plusieurs reprises. Tu pouvais prendre le rôle du vrai philosophe, sans dominer, sans écraser... Oui, je le crois, nous aurions pu faire de l'excellent boulot. J'aurais pu, moi aussi, venir sur ton site et faire venir quelques amis, pour que ton site ou le mien puisse (pour toi se refaire une santé)... mais, bon, la compétition c'est toi qui la voyais partout. Pas moi, ne mélange pas tout, comme d'hab.
Désolée, Fab, mais tu es la source de tes problèmes, moi je ne suis qu'une actrice isolée... Le seul conseil que je puisse te donner, c'est de trouver une idée, et vite, car, sinon, un jour, j'ai bien peur que quelqu'un essayera de joindre ceux qui te fournissent l'alibi de pouvoir vaquer à tes occupations solitaires... En jouant trop longtemps, on dirait bien que tu t'es prise à ton propre jeu....
Dommage !
Mais, ce n'est pas de ma faute, alors surtout, ne crois pas que je me sente encore une obligation à ton égard.
Bonnes rencontres avec tes MULTIPLES autres toi ! Et, dire que tu parlais de psychothérapie !...
Vraiment, il y en a qui ne manquent pas d'air !
Adieu ! Plus d'IP sur ta toile, plus rien à détruire, plus rien à empêcher... Va donc ma belle, va vers l'erreur... encore, encore, encore....
Alors, puisque ceci constitue mon dernier msg, car franchement, je me suis montrée assez indulgente ! Maintenant, il suffit. Tes parties schizophréniques sur la toile ne pouvaient durer qu'un temps, or, cela fait combien maintenant...
Pour avoir vécu pendant deux mois les affres d'une terrible solitude sur mon forum, je sais ce qu'il peut être dur de travailler comme tu l'as fait, avec autant d'enthousiasme, voire d'acharnement, pour que le tien fonctionne. Je suis vraiment désolée de voir que ni ta philo, ni la mienne finalement n'a l'air d'intéresser beaucoup de gens. Je sais par une de mes forumeuses que tu es celle qui écrit les msg's sur le philos agora... D'ailleurs, dans tes premiers msg's (là où par ailleurs, tu as dû être surprise d'y voir un nouveau msg avec mon adresse, et peut-être même apeurée, car c'est vrai qu'en y réfléchissant un peu tardivement, je me rends compte qu'en laissant mes coordonnées, je ne me suis pas rendu compte sur l'instant que je faisais mal). Mais, lorsque j'ai voulu changer, je n'avais déjà plus d'accès sur ton site.
Je n'ai jamais utilisé un msg privé sur le forum, par contre j'ai sabré certains de tes messages et j'en ai détruit d'autres. Par contre, tous les bons textes sont toujours là. Sans compter celui où TOI tu fais référence à des choses qui se sont dites en privé.
Je suis restée parce que j'avais non pas pitié, mais de la peine en voyant tous tes efforts réduits à néant. Car, tu valais tellement la peine pour moi. Tes msg's sont parfois si beaux, si profonds.
Mais, chaque fois que je tentais de te faire comprendre que tu pouvais me faire confiance, en te donnant mon identité par exemple, ou en t'envoyant un bisou... je recevais quoi en échange... Je te le donne en mille... UNE BAFFE littéraire.
Alors, je suis désolée de savoir que tu as des envies de suicide. Mon père s'est tiré une balle dans la tête, et crois-moi, je sais ce que cet acte représente pour les autres, mais je ne joue pas ce jeu-là non plus.
Si tu veux me rencontrer, pas de prob. Mais, j'habite en Belgique et toi en France.
Je n'ai jamais joué un jeu, j'étais sincère sauf pour t'avouer que mon site ne fonctionnait pas du tout (question d'ego mal placé, il est vrai !). Je n'ai pas dit que j'étais autre chose qu'humaine non plus !
Et pour le reste, autant tu peux être cohérente sur la toile, autant tu es complètement floue lorsque tu t'adresses à moi. On dirait presque que depuis le début, tu essaies de voir si je suis capable de cerner les choses en bonne philosophe. Mais, je te l'ai dit, je ne suis pas Philosophe, je suis philosophe... ce qui n'est pas exactement la même chose.
Alors, vraiment, arrête ton cinéma, aussi.
Dans tes msg sur le philos, tu dis que tu as un fils, tu écris tellement et si longuement que tu finis par y dire que tu étais professeur... Tu as répondu à tous mes msg's, la preuve nous n'avons parlé d'énergie qu'en pv.
Alors, cesse ce jeu Fab. Reviens !!!!!!!! Revoyons tout cela ensemble et voyons ce qui peut encore changer, plutôt que de t'enferrer dans toutes ces sottises manquant par trop de cette belle intelligence dont tu es nantie.
Est-ce que tout ceci te paraît plus clair ?
----- Original Message -----
From: r2d2
To: Sema
Sent: Thursday, November 20, 2003 2:55 PM
Subject: Re: alors
Je viens de lire vos messages d'hier et aujourd'hui.
Je n'avais pas ouvert et connecté depuis lundi. Je crois.
Oui : lundi le ciel était grand bleu, le cœur aussi. Mardi pluie et fatigue dès le lever (couchers trop, trop tardifs et coups immérités).
Je ne comprends rien de vos messages ou je le crois et puis plus. Je crains qu'il n'y ait erreur sur la/les personnes : je ne me reconnais pas. Vous vous adressez à d'autres, vous confondez : vous n'y êtes pas du tout. Est-ce un masque ? ou l'assimilation de votre raison à celle d'État me ferait craindre pour l'état de votre raison.
Je refuse qu'on me blesse par vulgarité : je n'appartiens à personne. Et votre « contentement » de cet amour dont on m'arrache l'aveu désolé, qui flatte votre ego, irait de pair avec une jalousie « de cet amour même », puisqu'au-delà de toutes les vicissitudes son (= mon) bonheur ne dépend pas de votre vouloir. (=> qu'alors mon malheur en dépende = ces raisins sont trop verts)
Car je suppose que si vous saviez ce qu'est aimer (là où on ne veut rien pour soi), vous auriez pu aimer. Et pourquoi pas moi, certes, mais alors... vous ne m'auriez pas attendue.
Et puis (et à qui le dis-je ?) j'avais commencé à vous écrire, mais je suis trop fatiguée, débordée... j'y suffirai ici.
Donc toute votre entreprise (réussie) de séduction ne manifesterait que votre « besoin » d'être aimée : la promesse (le marchandage) d'un amour ne peut se faire qu'en ignorance totale de la nature même d'aimer. Ainsi je vous demandais pourquoi cette promesse dans « pardon, etc. » : c'est qu'aimer ne promet rien, aimer agit, feu parfois sans flamme mais non sans destruction. De l'ego.
Brûler c'est aimer, tant pis pour la capitalisation : c'est toujours la première fois et on n'apprend rien. Mais on n'a jamais aimé non plus. Et l'ego n'est plus que flamme... mais ne peut-on le croire de même du désir ? non : au bout du parcours, là, l'ego est aggravé.
Que vous vous ennuyiez, que vous trahissiez ma confiance en tordant mes messages privés pour les exposer sur le net : oui, qu'y puis-je ? vous la retirer. Pour ma survie mentale et morale.
Me retirer de ce jeu, si tant est que la soif du pouvoir, ersatz d'amour, puisse se tarir chez vous et vous permettre d'introduire assez d'éthique à défaut d'amour dans votre comportement envers moi.
J'ai tenu tout ce temps, toute cette année, je donne des signes de faiblesse, je fatigue, blessée aggravée.
L'idée suicidaire m'a traversée qui ne l'avait pas fait depuis près de vingt années : arrêtez. Vous, vos frères, et caetera.
Convenons d'un rendez-vous prochain : je vous dirai de vive voix ce que la fatigue a tari aujourd'hui, vous me direz pourquoi tout ce cinéma. Fabienne
Je voulais aller à l'Unesco pour la philo, je n'en ai même plus envie : voilà l'effet de vous lire et de vous écrire. Désolation.
----- Original Message -----
From: Sema
To: r2d2
Sent: Wednesday, November 19, 2003 10:01 AM
Subject: alors
Alors, je t'explique : j'ai l'intention de continuer à gérer le philosophe durant 3 ans... Tu pourras faire ce que tu voudras... tu ne m'empêcheras pas de te faire de l'ombre...
« Ne soyez pas si dure avec vous-même »... haha !
Pas tout à fait en échec et mat...
Salut l'Agorarette....
Et pour finir : Tu sais ce que voulait dire « je suis l'énergie » ? Simple, étant donné que tu avais déjà beaucoup ramé (désolée, je ne veux pas retourner le couteau dans la plaie)... et que moi pas encore trop... je pouvais te donner un nouveau souffle. Après tout, je te le devais, puisque tu as été le souffle qui m'a aidée, tout au long de mon propre parcours, à patienter, à attendre que d'autres personnes ne viennent nous rejoindre... Et cesse d'utiliser le mot « entreprise » dans tous tes messages... Une journaliste reconnaît immédiatement ce genre de signature !
Voilà tout. Il n'y avait donc aucune philo derrière tout ça.
Je te rappelle aussi que tu peux me joindre et discuter directement avec moi sur sema@msn.com

